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Le sport et moi, cette histoire d’amour…

19 décembre 2016

On me demande souvent comment j’ai fait pour me mettre au sport, et plus exactement comment j’ai fait pour aimer ça et faire de mes entrainements des moments de joie plutôt que de contrainte et de torture. Et finalement, quand est-ce que je me suis mise au sport et pour quelles raisons. Et vous allez voir que la réponse n’est pas forcément celle que vous croyez, car non je ne me suis pas mise au sport pour perdre du poids et mon amour pour le sport n’est pas des plus récents, pour cela, il faut revenir au…CM1…

Il faut savoir que durant mon enfance et mon adolescence, j’ai énormément déménagé [travail du beau papa] et que j’ai connu…9 maisons différentes. De nature plutôt timide, ce n’était pas toujours facile de m’intégrer [surtout quand tu arrives en cours d’année] et de me faire des amis. Eh puis, en CM1, j’ai trouvé une bonne manière de m’intégrer : le football. Mon prof m’a mis au football, j’étais la seule nana parmi 21 mecs. Au début, je me demandais ce que je foutais là et puis, au fil des semaines, je me suis prise au jeu et je ne ratais pas un seul entraînement de foot, au point de devenir bonne, pour ne pas dire meilleure que beaucoup de mecs de mon école. On me connaissait donc pour ça : « la fille qui joue au foot« . Mais bien sûr, j’ai fini par déménager et mon entrée au collège s’est fait dans une autre ville. Alors, encore une fois, le foot m’a sauvé, mais cette fois ce fut deux années en club. Et j’ai déménagé à nouveau. Et finalement, en 4ème, je me suis lassée du football… Il me fallait autre chose. Je me suis cherchée, j’ai testé le basket-ball et le handball mais non. Le cours d’EPS [enfin, surtout le prof d’EPS surtout – les profs ont eu le don de croire en moi] m’a beaucoup aidé. Durant un an, je me suis beaucoup donnée en athlétisme et pendant mes 2 dernières années de collèges, j’ai gagné la coupe du cross du collège [d’ailleurs je les ai encore ^^], j’ai goûté aux cross départementaux et régionaux. J’ai aussi goûté au saut de haies, que j’adorais [jusqu’au jour où je me suis pétée la cheville]. Bref, ça a été mon premier amour que j’ai laissé tomber en arrivant au lycée.

Mon deuxième amour s’est fait en parallèle, en dehors de l’école : l’escalade. J’adorais ça, et d’ailleurs j’en ai fait pendant 8 ans, au collège, au lycée, à la fac. J’adorais vraiment ça ! Là aussi, les médailles sont tombées, et j’étais fière, c’était mon truc à moi. Mais j’ai fini par préférer les copains, les soirées étudiantes…la vie étudiante en somme ! Quand on arrive à la fac, on n’a jamais le temps pour autre chose que faire la fête. Alors les années sont passées et le sport s’est éloigné de ma vie. Je n’ai pas cherché à le rattraper, à trouver le temps pour et pourtant, quand j’y réfléchis souvent j’avais vraiment rien à foutre… Mais voilà, j’ai profité à 2000 % de ma vie étudiante et je ne le regrette pas.

En 2012, je rencontre Guillaume au cours de mon stage de M2. Au départ, très indépendant, je devais m’adapter si je souhaitais le conquérir et ensuite, le garder. Il était inscrit dans une salle de sport… alors pour « passer du temps » avec lui, je me suis inscrite dans cette même salle de sport [coucou Fitness Center, coucou Peggy !]. À moi les cours collectifs, à moi la zumba, tout ça pour le cœur d’un garçon. Il y allait 4 fois par semaine, moi 1. Puis 2, puis 3, puis 4. Je reprenais petit à petit goût au sport, mais je n’étais absolument pas régulière, j’y allais parce que je l’aimais lui, pas le sport. Et puis, un jour, Lucie, notre responsable juridique au boulot, me force un peu la main pour que je cours les 10 km de la Braderie de Lille. 10 km ? Moi qui ne courait plus depuis…une éternité !

Et donc, il y a deux ans, je chaussais donc pour la toute première fois depuis longtemps, des « baskets de running ». Vous le savez, j’aime les défis et ça me faisait plaisir de participer à une course au nom de mon entreprise. Les 10 km de la Braderie de Lille a été ma première course officielle ET officieuse. 10 km… Je ne savais même pas ce que cela représentait vraiment… Quand le départ a été donné, j’ai pu observer le nombre de personnes qui prenaient plaisir à courir et le nombre de supporters présents… Je n’avais jamais vécu la Braderie de Lille sous cet angle. J’étais aux anges, malgré mon Spotify qui n’a jamais voulu démarré et mon GPS sur Runtastic qui a s’est arrêté un million de fois). Ayant pris le départ avec un de mes amis, Valentin, nous discutions le long du parcours et puis au 4ème kilomètre, je l’ai perdu de vue et j’ai fini seule. Seule…entourée de milliers d’inconnus qui m’encourageaient… Et ce jour-là, j’ai franchi la ligne d’arrivée de mes 10 premiers kilomètres en 59’53 », le sourire au lèvres. Je m’en souviens comme si c’était hier, parce que ce jour-là, ma vie a changé. Véritablement.

Depuis deux ans, je parle running, je mange running, je dors running, je vis running. Il y a 2 ans, ma vie a changé et m’a amené là où j’en suis aujourd’hui. Si j’avais su qu’un simple défi me conduirait jusqu’ici… Jusqu’à mon premier amour…

Aujourd’hui, mon amour s’est élargi [j’ai un gros cœur c’est normal] et c’est le sport dans son ensemble que j’affectionne passionnément. Le sport m’a permis de me retrouver, de me dépasser, de repousser mes limites et d’aller toujours plus loin. Quand je cours ou fais du sport en général, j’ai soudainement confiance en moi. Je ne respire jamais aussi bien et je n’ai jamais de plus large sourire que quand je fais du sport. Le sport m’a changé, m’a révélé et pour rien au monde, je changerai les choses. Ce parcours c’est le mien et j’en suis fière. Alors, je ne peux pas vous donner la recette miracle pour vous mettre au sport et aimer ça, mais je peux juste vous donner un conseil : ne faites pas du sport car il le faut, faites-le car vous avez un but, parce que vous en avez envie, besoin… C’est la seule clé du succès, c’est la seule raison qui vous permettra de rester sur le chemin du sport. Et surtout, ne pensez pas que le sport se résume à la course à pieds ou au fitness, voyez plus loin, et trouvez celui qui vous correspond, celui qui correspond à vos attentes et à vos besoins. Et si le sport n’est pas votre truc, ce n’est pas un drame, allez voir ailleurs et ne vous forcez pas ! Vous pouvez trouver votre truc ailleurs… une activité artistique, par exemple. J’ai testé l’improvisation, et je peux vous dire que ça vous permet tout autant de vous évader, de vous dépenser et de prendre confiance en vous. Mais je n’ai pas eu peur d’abandonner parce que finalement…ce n’est pas mon truc à moi !

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