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Ciaò Bella Sardegna !

4 février 2015

J’en suis revenue depuis un an et pourtant, c’est comme si c’était hier… J’ai à peine mis les pieds dans l’avion qui me ramène en France, que la nostalgie s’empare de moi… Quatre jours passés à Cagliari, c’est comme avoir coupé les ponts avec notre douce France…

Retour d’un autre monde

Pour ceux qui ne le savent pas : j’aime l’Italie, plus que tout autre pays depuis mes 12 ans, il en va de même pour cette belle langue qu’est l’italien. Lorsque j’entends le mot « vacances », c’est comme si l’on me chantonnait des mots doux en italien à l’oreille… Ti amo la mia cara.

Chaque fois que j’ai mis les pieds en Italie, j’en suis revenue plus que ravie, pour ne pas dire heureuse.

Si Cagliari a été, durant de longues décennies, la capitale de la Sardaigne, on ne saurait le dire. Ces petites rues sardes sont restées étroites, pavées et sinueuses. Halte à celui qui amènera son béton ! Tout le charme de cette ville réside dans la vieillesse des choses. On retrouve même des ruines en plein quartier moderne, pour vous dire. Et les gens se bousculent pour les admirer, ils payent même ! Le charme disais-je ? A voir l’état désastreux de certaines routes, ou encore de certains monuments, on pourrait croire que la ville paye pour cultiver cette vieillesse des choses. Je n’ai jamais vu autant de tags au mètre carré… Pour le plus grand bonheur de mes yeux ! Car là-bas, les tags sont de véritables oeuvres d’art…

A bas les cités entouristiquées (bien entendu vous ne trouverez pas ce mot dans le dictionnaire – qu’il soit en français ou en italien – puisque c’est un terme que je viens d’inventer mais qui mériterait d’y figurer) et vive le tourisme conservateur !

Cagliari met à mal les stéréotypes

Bien que je n’ai jamais eu une mauvaise image de nos amis italiens (bon, comme la majorité des Français, j’ai haï Materazzi durant au moins 4 ans), les Sardes m’ont agréablement surpris. Ils sont d’une hospitalité et d’une gentillesse hallucinante (vous l’aurez compris, je ne m’en suis pas encore remise), comme il n’en existe que trop peu en France. Je vous entends d’ici, vous voulez en savoir plus. Voici quelques exemples qui m’ont agréablement marquée :

– Le jour de notre arrivée, alors que nous attendions le bus pour notre rendre dans le centre ville de Cagliari, un vieux monsieur – qui, sans doute, nous a entendu discuter entre nous – nous a demandé si nous étions français. Suite à notre affirmation, il m’a demandé de parler italien, aimant le son de mon accent français (ou du Nord, qui sait ?). Ce que j’ai fait avec grand plaisir. A mon tour, je lui ai demandé de parler français, chose qu’il a fait avec brio et avec le sourire !
En effet, si vous ne connaissez pas un mot d’italien ou de Sarde, cela n’est absolument pas une barrière pour vous rendre à Cagliari, le Français étant la seconde langue qu’ils maîtrisent, devant l’anglais. Impossible donc de vous y perdre.

– Un autre jour, nous sommes allés à la découverte de Pula et de Chia, deux « villes » situées à l’Ouest de Cagliari. Arrivés à Pula, nous nous sommes rapidement rendus compte que la cité archéologique de Nora est à cinq bornes de l’arrêt de bus et qu’il va nous falloir du courage pour y aller à pied. Aussi, plein de courage, en 45mn nous avons rejoint le site et sommes en pleine visite guidée. Si cela n’a pas été une horreur à 11h, nous appréhendons le retour à 13h, sous le soleil de plomb qui frappe la cité sarde. Chose qui ne nous aide absolument pas : j’ai le hoquet depuis 15 minutes, ce qui me met hors de moi. Mais nous avançons à pas décidés – notre bus pour Chia étant dans 30 minutes. Nous savons d’avance que nous n’y arriverons pas, avec toute la bonne volonté que nous y mettons… C’était sans compter sur ce Piaggio, sorti de nulle part, qui s’arrête et nous propose de nous emmener. C’est parti pour Pula-Centre et ce en 10 minutes chrono ! Nous sommes même à l’avance sur notre planning. Le chauffeur n’attend même pas notre « Grazie mille », il est déjà reparti : pour lui, cela est normal d’aider les gens, qu’ils le demandent ou non (car nous ne faisions pas de stop…).

Chia

– Un autre jour encore, nous sommes allés à Villasimius, réputée pour ses plages turquoises de sable fin. Aussi, Villasimius se situe à 60km de Cagliari, soit 1h40 en bus. Si le trajet est épuisant, il en vaut la chandelle… Une fois que le bus nous a déposé à destination, aucune place à l’horizon, aucun panneau indiquant la « spiaggia ». Totalement paumés à travers les rues vides (sachez qu’entre 13h et 16h30, tout est fermé, l’heure étant à la sieste), une gentille demoiselle italienne nous a limite pris par la main et nous a montré le chemin jusqu’au bout, soit 20 minutes de marche. Si, si je vous assure.

Plage paradisiaque

– Le jour de notre départ, nous devions rendre les clés de la location à 16h tapante, tandis que notre avion ne décollait qu’à 20h15. Au lieu de passer des heures à sillonner les rues sardes avec nos valises, nous avons décidé de les mettre en consigne pour profiter de nos dernières heures de vacances. Le gentil monsieur de la gare me laisse lui expliquer notre situation et accepte avec plaisir de garder nos bagages durant notre absence, contre 1€/heure. Après avoir mangé notre dernière glace, pris nos dernières photos, postés nos cartes postales… Nous repartons la vague à l’âme. Vague encore plus immense, lorsque le gentil monsieur m’a rendu mes valises mais également mon argent…

C’est certainement ce point qui me fait tant aimé l’Italie (en plus des pizzas, des pâtes à la carbonara, des vraies glaces maison pour ne citer que ceux-là) et tant regretter la malveillance qui règne trop souvent en France. La gentillesse gratuite n’existe pas ou peu en France : après tout à quoi ça sert d’être gentil ou aimable ? …

Eh bien, je vais apporter une réponse : cette gentillesse et cette hospitalité donnerait une bonne image de la France ! Personnellement, si les plages étaient des plus belles que j’ai pu voir dans ma vie, la première chose que je retiens reste le sourire des Sardes et leur aide, qui nous a été plus que précieuses à plusieurs reprises. 

Ho deciso di parlare Italiano !

Pour ceux qui n’ont pas la chance de comprendre l’italien, je traduis : j’ai décidé de parler italien (j’avoue c’est presque transparent – mais attention ce n’est pas toujours le cas). Ainsi, je n’aime pas montrer mes faiblesses et la maîtrise d’une langue est en quelque sorte une faiblesse de par les fautes que l’on fait, si ce n’est par la simple prononciation.

Aussi, la gentillesse des Italiens m’a donné du courage : j’ai parlé Italien de vendredi à lundi soir et j’ai adoré ça ! Et, sachez que les Italiens adorent que l’on fasse l’effort de s’intéresser un temps soit peu à leur langue, ils nous y encouragent même. Beaucoup ont été surpris que je sache aussi bien parler italien, ce qui nous a mené à discuter plus longuement, pour mon plus grand plaisir.

J’ai pris mon pied à parler italien. J’en redemande même (avis aux amateurs !) J’aurai aimé vous écrire mon avis sur Cagliari en italien, mais tout le monde ne maîtrise pas cette langue, alors je fais un effort pour vous, rien que pour vous hein (^^).

Ainsi, comme vous l’aurez compris, quand je reviens d’Italie, c’est toujours bourrée de nostalgie, d’images merveilleuses en tête et de belles couleurs de la tête aux pieds !

Mes conseils pratiques si vous allez à Cagliari

Si a la lecture de ces quelques lignes, l’envie vous est venue de découvrir Cagliari, voici mes petits conseils pratiques, qui pourront vous être très utiles :

– Rendez-vous à Pula, uniquement pour voir la cité archéologique de Nora. Un conseil : ne visitez que la Torre, elle seule vaut le coup d’oeil pour son merveilleux point de vue.
Pour y aller : prenez la ligne 129 et chaussez-vous de bonnes baskets. Ça vous donnera une raison de plus, pour commander une pizza le soir venu ! 5,50 € l’aller/retour.

– Ne repartez pas sans avoir vu Poetto. Plages très prisées le week-end, elle est quasiment déserte la semaine.
Pour y aller : prenez la ligne PQ ou PF à partir de la Piazza Matteotti (gare) jusqu’à Gorgona.
1,20€ l’aller ou 3€ la journée.

Et rien que pour vous, mes bonnes adresses à Cagliari
– Pause gourmande chez Verde Pistacchio, via Napoli.
– Dîner en amoureux al Ristorante Crackers, via Vittorio Emanuele II.
Dégustation de pizzas au feu de bois à Ampurias, via Savoia.

Et vous, avez-vous déjà été en Italie ? Dans quel coin ? Comment en êtes-vous ressorti ?

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  1. Très bel article d’une Française sur la Sardaigne… Petites rectifications : c’est « Sardegna » et « Ho deciso di parlare Italiano » 🙂

  2. Nous ne sommes pas italiennes!!!! A le sardes pas interessants de pizza e de l’ italien…mais de la terre sarde e tout quais-que ce de sarde …italia FORA….PAR UN SARDE…MERCIUN SALUT A LA FRANCE

  3. Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations, ça donne vraiment envie !

    Petites questions :

    Comment faire pour aller de l’aeroport au centre de cagliari ?

    y a-t-il un hotel à coté de l’aeroport car je vais prendre un avion à 9h du matin ?

    S’il y a à choisir une seule ville à visiter (à coté de cagliari), laquelle me conseillez-vous.

    Merci par avance.

    Bonne journée.

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