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Compte-rendu de course : le semi-marathon de Nice 2019

8 mai 2019

« En mai, fais ce qu’il te plait », dit le proverbe. Et ce qui me plaisait de faire pour la première fois, c’était bien le semi-marathon de Nice. Ma famille, mes amis et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent, j’avais envie de me lancer de nouveau sur une longue distance, après deux ans de vide de ce côté là. J’avais envie de me tester à nouveau sur ce type de distance, j’avais envie de retrouver des sensations. Des sensations de plaisir mais également des sensations de galères mais de kiffe ultime ! Et il se trouve que j’ai retrouvé tout cela lors du semi de Nice le 5 mai dernier. Allez, je vous raconte tout !

La veille de la course : mon arrivée à Nice

Pour éviter la fatigue et le stress lié au transport, j’ai choisi la solution la plus rapide : l’avion ! Ce qui est nickel, c’est que Nice est l’une des villes qui est desservie par Easyjet directement depuis l’aéroport Lille-Lesquin. Donc, côté accessibilité c’est parfait ! En 1h30-1h45 de vol, on arrive à l’aéroport de Nice, directement sur la Promenade des Anglais (c’est là que je comprends que cette fameuse avenue est immense, c’est bien parce que c’est là que je cours demain ^^). Pas de retard du côté de l’avion, donc pas de stress… Du moins, pas encore…

Il faut savoir que c’est la toute première fois que je viens à Nice (je suis déjà allée à Aix, à Marseille, à Toulon, à Saint-Tropez, à Monaco, à Hyères, à Porquerolles, mais je me suis rendue compte que j’avais délaissé Nice jusqu’alors). Armez de l’application « Lignes d’Azur Mobile » que j’ai pris le soin de télécharger avant mon départ, je me renseigne sur les lignes de transports à prendre pour arriver à mon hôtel, qui se trouve vers la ligne de départ de la course, en face du casino Barrière sur la Prom’ (comme on dit ici). Si je suis bien les indications de l’application, je dois prendre le tramway (qui se trouve en face de la sortie du Terminal 2, soit où je suis arrivée), direction « Magnan » pour 3 arrêts, jusque « Cadam ». Simple. Oui, c’était sans compter sur le fait que je suis tête en l’air et que j’ai, par moment, la concentration d’une huître… Occupée à je ne sais quoi, je rate l’arrêt et descend à l’arrêt suivant (Bravo moi ^^). Et c’est là que ma galère commence. Si rien ne change, que je descendes un arrêt plus tôt ou plus tard (vu que c’est la continuité de la Promenade des Anglais et que c’est une ligne droite), ce qui me perturbe ce sont les travaux qu’il y a sur l’avenue… Parce que je ne trouve pas l’arrêt de bus… Je suis censée prendre le bus 9/10 mais tous les arrêts que je croise ne desserve pas cette ligne de bus… J’avance donc à pieds, en m’arrêtant à chaque arrêt de bus que je croise, des deux côtés de la rue (on ne sait jamais), mais rien de rien… Et puis, au bout de 30-45mn d’aller-retour, je finis par croiser un bus que j’arrête en plein milieu de la rue (enfin…c’était un feu rouge quand même), et je frappe à la fenêtre pour lui demander où sont les arrêts de bus. Au lieu de me faire entrer gentiment parce que je galère, il me fais signe qu’il y en a un tout droit. Et en effet, je les avais raté ces arrêts car c’étaient des arrêts de bus provisoires (à cause des travaux) qui desservent toutes les lignes de bus… Mais il m’a fallu tout de même attendre le bus d’après ^^ Au bout de 2h à tourner, j’arrive donc enfin à mon hôtel : The Desk Hotel by Happy Culture.

Un petit tour à l’hôtel pour prendre possession de ma chambre, déposer mon sac et me changer (parce qu’il fait un peu plus chaud qu’à Lille, à Nice hein…) et me voilà partie en direction du village du semi-marathon pour récupérer mon dossard pour le lendemain ! L’idéal quand tu vas au village à 18h passées, c’est qu’il n’y a personne sur le village et donc pas besoin de faire la file pour récupérer son dossard ! En 5 minutes, le tour et joué, j’ai mon dossard 2642 pour courir le semi-marathon de Nice demain ! J’ai hâte…

Mon racepack pour le semi-marathon de Nice

Mon équipement pour le semi-marathon de Nice

Chaque veille de course, je prépare mes affaires à l’avance. Bon, quand je suis en déplacement comme c’est le cas pour cette course à Nice, j’ai déjà fait ma sélection au préalable au moment de faire ma valise.

Pour ce semi-marathon, j’ai décidé de courir avec le tee-shirt de la course au dernier moment, car lorsque je l’ai récupéré je me suis rendue compte qu’il était vraiment sympa, que la matière était parfaite et qu’en plus il taille merveilleuse bien ! Donc autant être aux couleurs de la ville de Nice pour cette première ici. Pour compléter ma tenue, j’ai décidé de courir en short parce que j’ai vite chaud et même s’il devait faire frisquet, j’ai mes Boosters BV Sport pour couvrir un peu plus mes jambes. Je complète le bas avec des chaussettes de running Mizuno auxquelles je suis habituée et qui ne me font aucune ampoule, qu’importe la distance, et mes baskets Mizuno Wave Knit S1 kaki que j’aime d’amour. J’ai tout de même prévu mon coup-vent Damart, ultra léger, qui ne prend pas de place que je pourrais porter pour l’attente dans le SAS et en cas de vent et/ou pluie. En plus, il est tellement fin, que je peux facilement le caler dans mon petit sac de running Fitlyrun. Dans mon sac, je mettrais également mon téléphone portable, mon passeport, ma carte d’hôtel, ainsi que mes ravitaillements personnels, à savoir 3-4 gels énergétiques Meltonic. Pour ce qui est de l’eau, je ferai avec les ravitaillements présents sur le parcours. En plus, la météo n’annonce pas des températures de dingue et pas de soleil à l’horizon le temps de la course, donc je ne risque pas de mourir de soif.

Au poignet, j’ai ma traditionnelle montre Polar 430 depuis des années, dont je ne passe pas. Même si je ne me préoccupe pas du temps ou de l’allure durant la course, je la porte surtout pour retrouver ensuite mon parcours sur Strava ! Autre petit indispensable lors de mes courses, qu’elles soient longues ou non, ma crème anti-frottements Nok que je mets sous les bras, entre les cuisses et sur l’ensemble des pieds, pour éviter d’avoir des ennuis inutiles durant la course ! J’ai également, depuis quelques semaines, adoptée la crème Start Akileine, qui permet d’échauffer les muscles avant l’effort, que je mets 1h avant le départ de la course.

Pour connaître mon avis sur mon équipement utilisé lors du semi-marathon de Nice, rendez-vous sur Racepack.com.

Je mets toutes mes affaires et mon dossard avec ses 4 épingles bien en place sur une chaise et je file au lit en mettant tartiner les gambettes de gel cryo pour détendre les jambes durant la phase de sommeil. Bon, mon sommeil a été difficile : je ne suis pas à domicile, je pense à la course du lendemain… Au final, je vais dormir moins de 6h, mais je suis quand même en forme le lendemain matin.

Le jour J : c’est parti pour 21,1km sur la Promenade des Anglais

Quand mon réveil sonne, j’entends la pluie tombée… Je me dis que je n’ai vraiment pas de chance pour que la pluie est réussie à me suivre dans le Sud de la France. Mais heureusement pour moi (et tous les autres coureurs d’ailleurs), vers 7h30, la pluie cesse. Vers 7h45, je démarre de mon hôtel (qui se situe à 2mn à pieds du départ) en trottinant.

A 7h50, je retrouve Pauline sur la ligne de départ, car par surprise nous sommes dans le même SAS de départ, elle pour le 10km, moi pour le semi-marathon. Le départ allait sonné, quand finalement il est retardé à cause d’une voiture qui stationne sur le parcours et qu’il faut bouger… On aura le temps de se refroidir de nouveau, car nous ne partirons qu’à 8h35-40 finalement… Heureusement que j’ai pris mon coupe-vent… Par contre, l’échauffement n’a pas servi à grand chose et la crème Start commence déjà a ne plus faire effet (je le sens car les jambes commencent à se refroidir).

Le départ est compliqué : en effet, puisque 10km et semi-marathon sont réunis, nous sommes extrêmement nombreux dans les SAS et donc il est quasiment impossible de partir à une bonne allure et encore plus complexe de dépasser. Sur les 3 premiers kilomètres, on est donc en mode « endurance » avec Pauline, on en profite donc pour papoter. AU 3ème kilomètre, après le premier virage, ça commence à se dégager. Je laisse Pauline accélérer, de mon côté je ne prends pas de risque, car j’ai 11km de plus qu’elle. Je reste à un rythme constant et n’accélère pas, surtout que j’ai mal au périoste droit. Je suis surprise par les montées et descentes que je rencontre sur le parcours, notamment la montée du port vers le 6ème kilomètre à l’aller et le 9ème kilomètre au retour. D’ailleurs, je me tors la cheville à cet endroit là sur le retour, parce que j’observais trop attentivement le « I love Nice » au lieu de regarder là où je mettais mes pieds. Plus de peur que de mal, la douleur est passagère et ne me gêne nullement.

Au 10ème kilomètre, on se retrouve un peu moins nombreux sur le parcours, car les participants aux 10km tournent alors que nous on continue en ligne droite pour les 11 derniers kilomètres. Et c’est là que le parcours devient monotone à mes yeux. On est parti pour un aller-retour en ligne droite sur la promenade des Anglais… Les supporters sont de moins en moins nombreux car ils sont tous réunis vers la ligne d’arrivée qui est le point où nous serons finalement passés 4 fois au total. Plus pratique pour croiser à plusieurs reprises ses supporters (c’est d’ailleurs là que je croiserai 2-3 fois Solène et son mari avec leur gentille pancarte d’encouragement) mais difficile pour les coureurs quand on s’éloigne vers l’aéroport. En plus, c’est également à ce moment là que mon psoas gauche se réveille, par compensation aux douleurs de mon côté droit, alors je vais vraiment devoir avancer au mental…

Il faut savoir que lorsque ma douleur au périoste s’est réveillé au 3ème kilomètre, j’ai pensé que je m’arrêterai au 10ème kilomètre, en pensant que physiquement je ne pourrais finalement pas en faire plus. Mais ma fierté et ma détermination m’ont permis d’aller plus loin et je repense donc aux raisons pour lesquelles je me suis lancée sur le semi-marathon. Je ne suis pas là pour faire un temps, je suis là pour retrouver des sensations sur les longues distances. Alors je ne lâche rien. Un petit « Coup de Boost » avec Meltonic et mes jambes retrouvent de l’énergie vers le 16ème kilomètre et jusqu’à la fin. Du coup, je retrouve également le sourire, surtout que je croise Céline sur le parcours, ce qui m’a vraiment fait du bien au mental.

Je finirais la course mieux que le début de celle-ci, sans écouter les douleur, je vais même accélérer sur les 500 derniers mètres avec une pointe à 3’59 » au kilo. Ça fait du bien, je me dis que j’ai hâte de ne plus avoir de douleur pour pouvoir envoyer un peu de nouveau sur les prochaines courses à venir.

La cryo naturelle après le semi-marathon, c’est que du bonus !

Un parcours en bord de mer

Malgré la monotonie du parcours, j’ai vraiment adoré le paysage ! La ville de Nice est vraiment belle, j’adore son architecture, ses parcs, son port mais encore plus ses bords de mer. Ça permet vraiment de se concentrer dessus pour oublier les lignes droites ou les douleurs. Et puis, moi qui vient du Nord de la France, du plat pays, je dois dire que je ne suis pas habituée à ce type de paysages et que ça me change beaucoup. C’est également l’une des raisons pour laquelle j’ai souhaité ne réaliser que des courses inédites cette année, et beaucoup de courses en dehors de mes habitudes (qui étaient souvent à Paris d’ailleurs). C’est vraiment une belle course que je recommande à tous ceux qui rêvent de courir sur la célèbre Promenade des Anglais.

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