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Compte rendu de course : les 20 km de Paris 2016

17 octobre 2016

Comme je n’ai cessé de vous le répéter depuis des mois, ou même depuis l’année dernière en fait, les 20 km de Paris est l’une des courses que j’ai le plus aimé depuis que je cours [ok, en 2 ans, je n’ai pas forcément beaucoup beaucoup de courses à mon actif, mais tout de même], pour ne pas dire LA course que j’ai le plus aimé. D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, je vous invite à relire mon article « En route pour les 20 km de Paris 2016 » où je vous expliquais très bien les choses, car aujourd’hui, je vais juste vous faire un beau compte rendu des 20 km 2016 🙂
Dossard 20 km de Paris
La veille : à la recherche du bonheur

Habituellement, la veille d’une course, je stresse comme une malade, je calcule la moindre des choses que je vais faire : Que vais-je manger ? À quelle heure ? Et demain matin ? Est-ce que j’aurais des problèmes intestinaux ? Que dois-je faire la veille : glander ou me promener ? Bref, c’est un vrai chantier parfois dans ma tête, vous n’imaginez même pas. Mais alors une veille de course, c’est pire que tout, je suis l’une des nanas les plus stressées du monde ^^

Et pourtant, la veille des 20 km de Paris, je me suis levée à 6h du matin, je n’ai pas cherché à davantage me reposer pour être en méga forme pour la course, car j’avais juste envie d’aller à la Veggie World avec les copines à Paris [poke Morgane et Lauréline <3]. Et pour ça, j’avais un train à 7h13 du matin [Valenciennes > Paris Nord], alors pas le temps de dormir plus que ça… Et pire, au lieu de bien faire attention à mes apports nutritionnels de veille de course : je n’ai pas petit-déjeuner, je n’ai pas forcément penser à bien m’hydrater, on a picoré par-ci, par-là toute la journée, j’ai bu un Chaï Tea Latte au goûter [même ça habituellement j’aurais dit non] et on a mangé au restaurant avec mon chéri [bon ok, j’ai mangé des pâtes au restaurant mais bon, habituellement je suis super stricte, genre je mange des pâtes que j’ai cuisiné et sans sauce s’il vous plaît]. Je me suis couchée à minuit, avec un réveil à 6h pour prendre mon petit-déjeuner…à l’hôtel. Oui, oui, pas de petit-déjeuner made in Amandine… J’ai pris 2 tartines grillées avec de la confiture, 2 mini pancakes, des oeufs brouillés, 1 eau chaude au citron et du melon. Bref, tout ce que je ne mange pas habituellement [enfin, le pain à la confiture c’était mon petit-déjeuner de matin de courses officielles avant, et puis, j’ai arrêté, je sais pas pourquoi…]. En bref, l’avant-course est passée à vitesse grand V à profiter de mes amis, de ce moment avec mon chéri, de ma nuit confortable à l’hôtel… Et… Le stress n’était pas là…

Réveille-toi !

img_20161009_215001_01Je mets mon réveil à 6h mais je me rendors jusque 7h… Et heureusement que j’ai eu le réflexe de me réveiller toute seule en fait. Du coup, le stress commence quand même à monter car je me demande si je dois bien petit-déjeuner ou si je dois manger plus léger que ce que je prévoyais [bah oui, j’avais 1h de moins sur mon heure de petit-déjeuner quasiment]. Et puis finalement, je m’en fou. Le stress revient quand je vois que mon chéri est long à la détente et qu’il ne se rend pas compte que l’entrée dans les SAS, avec les contrôles de sécurité post attentat, va être plus longue qu’il ne le pense. Et puis finalement, je m’en fou. On part à 8h30 de La Défense, tout va bien.

Arrivée au Trocadéro vers 9h. Départ de mon SAS [je suis en SAS préférentiel 2, je ne sais même pas pourquoi j’ai pris ce SAS à l’époque… ^^] à 10h. J’ai 1h pour rentrer dans mon SAS et j’ai peur de ne pas y arriver quand je vois la queue qu’il y a au contrôle de sécurité. J’embrasse une dernière fois mon chéri et finalement à 9h30 je suis tranquillement dans mon SAS. Oui, enfin, avant ça, le Monsieur de la sécurité m’a demandé de jeter ma bouteille d’eau et de vider les gourdes à ma ceinture. J’ai essayé de me casser avec mon eau mais il était relou. Du coup, je me retrouve sans eau, moi qui ne m’arrête jamais aux ravitaillements, ça m’énerve. Je me dis que c’est pas grave, je trouverai une solution. Et puis, la bonne habitude d’Amandine d’avant course arrive : j’ai envie d’aller aux toilettes ! Et là, je vois la queue qui s’étend devant les toilettes, et je me dis que je n’aurais jamais le temps d’y passer, que je vais devoir courir avec la boule au ventre ou alors, me soulager derrière un arbre dans le Bois de Boulogne [classe hein, la course à pieds ?]. Je fais tout de même la queue, de toute façon, je n’ai rien d’autre à faire en attendant le départ. 2 minutes avant le coup d’envoi, j’arrive à aller aux toilettes [ô soulagement de ma vessie !]. Je file me placer dans le tas de coureurs et je trouve une bouteille d’eau quasi rempli sur le bord du trottoir : je décide donc de remplir mes petits gourdes avec [ô soulagement numéro 2 ^^]. Finalement, me voilà sur la ligne de départ totalement sereine et…impatiente même !

C’est parti mon kiki ! [oups…]

km 1 – Le parcours a changé et les organisateurs n’avaient sûrement pas prévu que ça bouche dans les 300-500 premiers mètres. On marche, c’est horrible de commencer une course ainsi, mais je m’adapte, en slalomant à travers les moins rapides et j’arrive à conserver un rythme de 5’12/km [je m’attendais à pire quand j’ai vu que ça marchait quand même]. J’ai même le temps de voir mon chéri et de lui faire une grimace. C’est parfait, je suis remontée à bloc !
20 km de Paris
km 2 – La fameuse rue Marceau. On l’a tellement diabolisée sur les réseaux sociaux, que je l’appréhendais vraiment, j’avais peur qu’elle me tue les jambes et que je n’ai plus de souffle à seulement 2 km de la ligne de départ. Mais en fait, rien d’insurmontable, j’arrive à conserver un rythme de 5′. En même temps, j’ai appris de mes erreurs, et j’ai adopté une posture de course spéciale « montée » [avec les tunnels parisiens, j’en ai déjà bavé par le passé, alors je m’y prépare désormais]. Grand plaisir de croiser l’Arc de Triomphe ! [puisque nous n’avions pas eu le plaisir de le voir comme prévu durant La Parisienne].

km 3 à 5 – Je rattrape mon retard et passe à 4’35, on arrive dans le Bois de Boulogne, ça me rappelle l’année dernière, avec les petites rangées de cul [les gens qui veulent faire pipi voyons !]. Au 3ème km, je bois une gorgée d’eau. Je profite, je suis bien. Je passe les 5 premiers kilomètres en 24’16.

km 5 à 7 – Il y a une nouvelle montée dans le Bois de Boulogne, je ralentis mais je tiens bon. Je ne souffre pas, c’est le principal. Au 6ème km, j’avale une demi barre énergétique Taracking et je rebois une gorgée d’eau.

km 7 à 10 – Je me rappelle que l’année dernière j’avais commencé à souffrir à partir de ce moment là. Ici, rien à signaler ; je trouve même le temps de blaguer avec un autre participant. Dans la joie et la bonne humeur, je continue. Les quais arrivent. Au 10ème km, j’avale la seconde moitié de ma barre énergétique et je finis ma première gourde [elles font 15 cl pour info, c’est très petit mais ça me suffit sur une distance semi]. Je passe le 10ème kilomètre en 48’34.

km 11 à 12 – L’année dernière, je crachais mes poumons… Cette année, ils sont mes deux km les plus rapides, où j’ai une allure de 4’15… J’ai essayé de comprendre, je n’ai pas forcément compris, alors j’ai arrêté de chercher à comprendre et j’ai continué à avancer.

km 12 à 15 – La Tour Eiffel a fait son grand retour, les gens commencent à être plus nombreux. On aperçoit également la ligne d’arrivée…de l’autre côté des quais. Encore 5 km, il faut tenir bon. Je passe le 15ème kilomètre en 1h12’27. Je suis toujours bien et c’est là l’essentiel !
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km 15 à 18 – C’est parti pour une petite panoplie de tunnels, tous aussi horrible les uns que les autres pour les gambettes ! Je ralentis, forcément, mais je ne souffre pas. Je lâche les bras dans les descentes, et je tire sur les bras dans les montées. Je croise mon chéri au 16ème kilomètre à la sortie d’un tunnel, je ne m’y attendais pas, je suis grave bien ! Je me dis que c’est bientôt fini, qu’il me reste moins de 4 kilomètres, et que je ne dois rien lâcher ! Je tâche de tenir au maximum un rythme de 5’/km. Même dans les tunnels, je suis contente car je ne ralentis pas plus que ça.

km 18 à 20 – C’est la derrière GRANDE ligne droite. 2 petits kilomètres. Le chrono m’affiche 1h28’… J’ai bien compris que je terminerais sous la barre des 1h40’… Sous celle des 1h39′ également. L’objectif est atteint, à moins que je tombe ou me fasse mal. Du coup, j’appuie sur l’accélérateur. La dernière ligne droite sera un beau sprint en 3’39/km. Je vois le temps affiché sur la ligne d’arrivée, je sais que j’ai atteint mon objectif, alors je passe cette ligne avec le big smile !
Temps les 20 km de Paris
Je termine finalement les 20 km de Paris en 1h37’22, soit 3 minutes de moins que l’année dernière ! Et…sans souffrir !


Aucune souffrance, qu’elle ne soit psychologique ou physique. J’ai kiffé ma course, j’ai eu un cardio au top, les jambes étaient là, les tunnels ne m’ont pas tué, le parcours et les supporteurs sont toujours au top. Bref… L’édition 2016 a de nouveau été un bon cru. Je suis aux anges. Je récupère ma médaille, vais me faire trifouiller par les kiné [prévention, prévention !], retrouve mon Alexia [après tout, c’est NOTRE course, je ne pouvais pas partir de là, sans un moment avec elle] et les copains avant de repartir avec mon chéri, direction la douche et le brunch.
Alexia 20 km de Paris
Vous me croyez si je vous dis que j’ai déjà hâte d’être à l’édition 2017 ? Certains auraient peur que ce soit « moins bien », moi, je suis optimiste 🙂
Et vous, quelle est la course qui a marqué votre vie de runneur / runneuse ?

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  1. J’étais obligée de laisser un commentaire quand j’ai lu ton article je me suis rappelais exactement de celui de l’année dernière, de notre rencontre, de notre longue marche, de nos pauses au starbuck : notre rituel… Comme tu le dis si bien cette course c’est la notre quand meme… Et je suis bien heureuse de l’avoir vécu à nouveau avec toi, du moins d’avoir pu en profiter un instant, avant, après et en pensant fort à toi pendant. Ce weekend a été surtout pour nous notre nouveau départ et j’en suis plus qu’heureuse…

    1. Et moi dont ma chou !
      On a bien suivi le rituel cette année encore. Et j’espère qu’il y aura encore beaucoup de 20 km de Paris, ensemble !
      Merci pour tout… <3

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